Lorsqu’on lui a demandé si on pouvait tirer son portrait à l’occasion de la course Duo des Cimes, il n’a pas barguigné, s’est même précipité dans nos bureaux. Et là où on s’attendait à voir débarquer un vieillard en forme, est apparu un petit homme svelte, boule à Z et sweat-shirt gris moulant, laissant entrevoir les muscles fins et secs communs à tous les coureurs de fond. Il faut bien le reconnaître : Julien Lambert, allure sportive, presque athlétique, est loin de faire ses 86 ans : « C’est vrai, on me le dit souvent » sourit-il sans en tirer une once de fierté. Lui, ça le fait plutôt marrer.
Ce dimanche, en plus d’être le doyen des dix kilomètres de Gapen’Ville, il fêtera sa centième course réalisée en catégorie vétéran cinq (comprenez plus de 80 ans). Un double symbole pour ce natif du Pas-de-Calais venu s’exiler dans les Hautes-Alpes, à l’heure de la retraite : « Je suis content de marquer cet anniversaire, ici, chez moi » explique-t-il dans le Dauphiné Libéré (édition des Alpes du Sud datée de ce samedi). « Je vais pouvoir retrouver un tas de copain. Ça va être une grande fête ».